Il n’y a pas à dire, 2016 a été une année chargée dans le milieu de la musique: De nombreuses disparitions (Il y en a à chaque année mais 2016 a été pire que les autres années) comme David Bowie, Prince, George Michael, Leonard Cohen et des moins connus comme Scotty Moore (Guitariste d’Elvis); Des ventes record de disques Vinyle à leur plus haut niveau depuis les années 80 (Voir l’article de Fortune sur le Record Store Day, sur Digital Music News de décembre ou sur le site de TVA Meilleures ventes Vinyle en 25 ans ); Beaucoup de nouvelles parutions et de re-pressages dont le catalogue de David Bowie qui a contribué semble-t-il à l’essor du vinyle (Plusieurs de ses albums dont The Rise And Fall of Ziggy Stardust et Blackstar ont figuré dans le Bilboard 200 en 2016), ce qui est une bonne nouvelle en soit .
Enfin quand des amis (qui ne souffrent pas encore de mon addiction) me disent que le vinyle est revenu en force, qu’ils commencent à voir des tables tournantes et des displays de disques dans les grands magasins et que ça leur donne le goût de s’y mettre, ça fait plaisir à entendre. Patrick mon offre tient toujours pour t’aider à choisir ta table tournante 😉
Mais assez avec le blabla et place à mes découvertes vinyles de 2016. Chacune de mes sélections viennent avec des cartes de téléchargement (À l’exception des 2 Jean Leloup).
Tout d’abord les artistes locaux :
Les Deuluxes, un duo de Verdun jouant un Rock Garage puissant me rappelant tout ce que j’aime chez Wanda Jackson, Dex Romweber (Flat Duo Jet) et Jack White. «Springtime Devil», paru en septembre 2016, est un disque bien produit avec un son chaud comme s’il sortait des deux comparses et de leurs amplis à lampe et non de mes haut-parleurs. La voix de la chanteuse et guitariste Anna Frances Meyer a du mordant, suave à souhait, avec beaucoup de présence. Tandis qu’Etienne Barry à la guitare et la batterie (en même temps) enchaîne les rythmes et les riffs de façon très efficace. Je suis heureux qu’on produise encore de la musique comme ça aujourd’hui. Ça commence en lion sur Queen of Them All et ça termine fort au bout de 9 tounes sur la magnifique Bloody Queen. Et on en redemande encore. La version vinyle est une œuvre d’art en soit avec sa couleur bleu parsemé de tache noires que je n’ai pas manqué pas de montrer et à faire écouter à tous mes invités durant les fêtes.
Que dire de Lisa Leblanc? J’ai aimé son premier album dès la première écoute à la radio trouvant qu’elle avait un son organique très « root » avec son banjo. J’ai aimé son EP (en anglais) et j’ai adoré son 2ème LP «Why You Wanna Leave, Runaway Queen».
Je trouve qu’il s’agit d’une belle évolution: elle a pris de la maturité dans la composition de ses chansons et son band est plus solide que jamais. Lisa Leblanc est encore meilleure live et je me rappelle qu’au lancement j’ai fait remarquer à ma blonde qu’il y avait du monde qui trashait à l’avant du stage (Preuve que Lisa et son band savait comment faire lever le party).
Entendre du Motorhead joué au Banjo c’est vraiment cool et ça vaut le coup d’acheter l’album juste pour Ace of Spades. Mais on se rend compte que toutes les pistes de l’album sont bonnes. J’aime particulièrement City Slickers and Country Boys sur la face A et (Self proclaimed) Voodoo Woman sur la face B avec sa suite d’accord qui me rappelle House of Rising Sun durant le solo et la belle finale avec I Ain’t Perfect Babe, toute en douceur.
Notre Jean Leloup national fait aussi partie de ma liste avec la sortie en vinyle de deux albums originalement parus au plus fort de l’époque CD, soit «L’amour est sans Pitié» au Record Store Day en avril dernier et «Le Dôme» (en décembre). Ni l’un ni l’autre n’avait parut sur ce format si je ne me trompe pas. Deux excellents albums mais c’est juste dommage qu’il n’y a que le second qui soit en production régulière alors que le premier souffrant de rareté a vu son prix de revente gonfler en flèche.
Metallica «Ride The Lightning» remasterisé et paru sur étiquette Blackened Recordings. La dernière fois que j’ai tenu ce disque entre les mains c’était en 86-87 et j’ai regretté m’en départir. Donc bien que je n’aie jamais retrouvé une copie sur Banzaï Record (Comme à l’époque) je suis enfin satisfait de tenir à nouveau l’album entre mes mains et suis plus que satisfait du « Remaster ». L’album est un must pour les amateurs de Heavy Metal et c’est ce qu’on appelle un « All Killers no Fillers ». Leur dernier album «Hardwired to Self-Destruct» est un excellent retour aux sources, mais à choisir entre les deux j’ai acheté «Ride the Lightning». Ça faisait trop longtemps que je le voulais
«Post Pop Depression» d’Iggy Pop, paru en mars 2016, est issu d’une collaboration entre Iggy Pop et Joshua Homes (Queen of the Stone Age et Eagles of Death Metal) et à sa place à côté de «The Idiot» et «Lust For Life». Excellente production, l’album gagne à être écouté plusieurs fois. La face A contient d’excellent hits (Break Into Your Heart, Gardenia, American Valhalla). Mais ma préférée reste Paraguay, dernière chanson sur la face B. Une excellente dernière chanson avant de prendre sa retraite (Si jamais c’est son plan). Mais j’espère qu’il fera au moins un autre album avant de tirer sa révérence.
Grâce à une présence sur l’album de Dean Fertita (Queen of the Stones Age, The Raconteurs, The Dead Weather et il a aussi collaboré avec Jack White sur Lazaretto et Olivia Jean sur Bathub Love Killings) et Matthew Helders (Artic Monkeys), on se retrouve devant une équipe en béton dont chacun a une solide feuille de route. C’est un album à découvrir, qu’on connaisse le vieux Iggy Pop ou non.